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Marie Louis Hercule Hubert Corbineau Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Michel   
25-01-2010
     Corbineau Marie Louis Hercule Hubert, frère puîné du précédent, né à Marchiennes, le 10 avril 1780, s'engagea comme volontaire dans la marine, à bord du corsaire le Requin, le 1er avril 1795, n'étant pas encore âgé de treize ans, pour sauver à son père les persécutions révolutionnaires.
      Après une campagne sur la corvette la Naïade, il passa dans l'armée de terre, entra comme soldat dans la compagnie franche, puis fourrier le 28 brumaire an IV. Nommé sous-lieutenant dans la cavelerie de la même légion des Francs, le 4e jour compléméntaire an IV, où son frère Constant servit peu après en qualité de chef d'escadron. On les voit toujours assister aux mêmes combats, et souvent blessés en même temps.
 
     Nommé le 9 brumaire an VI, lieutenant dans les guides du général Augereau. Incorporé au 7e régiment d'hussard le 11 thermidor an VI.
 
     Passé au 5e régiment de chasseurs, avec son grade, le 15 germinal an VIII, il fit presque toutes les campagnes des armées françaises, se signala à la bataille de Hohenlinden, après laquelle il obtint le grade d'adjudant-major (12 germinal an X) et ensuite celui de capitaine 25 ventôse an XII).

     Il fut nommé membre de la Légion d'honneur (14 brumaire an XIII), et entra dans la garde impériale (25 fructidor an XIII), où il devint successivement adjoint à l'état-major, adjudant-major dans les chasseurs à cheval (27 frimaire an XIV), chef d'escadron (6 février 1807), et major-colonel (13 juin 1809).

     Donataire sur le  Mont de Milan (1.000 frs) le 1er février 1808. Chevalier de l'Empire par lettres patentes du 28 août 1808.
 
     Nommé officier de la Légion d'honneur, le 17 octobre 1808. Il prit part aux batailles d'Austerlitz, d'Iéna et d'Eylau, fut atteint d'un coup de biscaïen à la cuisse droite à cette dernière bataille au moment où son frère aîné succombait.
dessin
armoiries Baron - © lillempire

    Après s'être battu à Friedland, il se trouvait à Wagram, et marchait à la tète de son régiment à l'attaque d'une batterie, lorsqu'il eut le genou droit fracassé par un boulet, blessure qui nécessita l'amputation de la cuisse, et mit un terme a sa carrière militaire.
Donataire sur Rome le 15 août 1809. Baron, avec une dotation sur Hanovre, le 9 mars 1810.

     Il est admis, le 1er juin 1810, à la retraite d'officier général. Corbineau rentra en France pour aller gérer la recette générale de la Seine-Inférieure qui venait de lui être accordée (14 mars 1810). N'étant pas en état de fournir le cautionnement exigé, Corbineau demanda à être autorisé à aliéner son majorât; mais l'empereur, en refusant spontanément cette faveur, lui répondit : "Que son cautionnnement était déposé avec sa jambe sur le champ de balaille de Wagram." et le ministre des finances reçut l'ordre d'accorder le temps nécessaire.
Cette faveur n'ayant pas été continuée sous la restauration, Corbineau fut transféré, en 1814, à Châlons-sur-Marne, où il mourut le 5 avril 1823. Il repose au cimetière de l'Ouest, section B.

     Il avait épousé, en 1810, une fille de M. Kermarec de Frauront, ancien conseiller au parlement de Bretagne, dont il a eu trois enfants.
 
    Dans le grand tableau d'Horace Vernet, représentant la bataille de Wagram, on voit, en face de l'empereur, le colonel Corbineau, blessé et transporté sur un brancard; ce tableau est à Versailles, dans la galerie des Batailles

Sources : Biographie universelle ancienne et moderne, Michaud 1855 - dossier légion d'honneur.
Dernière mise à jour : ( 19-02-2010 )
 
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